La réorientation professionnelle, on en parle ?

Le mois dernier, Adoc Talent Management publiait les résultats de son enquête sur la poursuite de carrière des docteurs (détails de l’enquête ici). Celle-ci révèle qu’un an après leur soutenance, 25% des docteurs qui sont en emploi occupent un poste dont la mission principale n’est pas liée à l’enseignement, la recherche et la R&D. Un docteur sur quatre s’est donc «reconverti».

Néanmoins, l’expression «réorientation professionnelle» est absente des discours que j’ai entendus jusqu’à maintenant. Il est seulement mis en avant que le doctorat mène à des métiers très différents. Je crois pourtant qu’un jeune chercheur devrait considérer toute poursuite de carrière dans un autre domaine comme une réorientation professionnelle. De cette façon, il pourrait s’y préparer en conséquence.

L’APEC a récemment réalisé une étude sur la réorientation professionnelle en début de carrière. Les résultats permettent de mieux en identifier les causes mais aussi de comprendre le déroulement de cette démarche.

[La réorientation est] l’occasion d’être acteur de son propre destin et d’exercer un véritable choix personnel. Elle peut enfin être une option imposée par un manque de débouchés et une recherche d’emploi infructueuse.

Cinq types de parcours sont décrits : la réorientation «choisie», «stabilisatrice», «opportune», «continue» et «salvatrice». On y apprend que c’est un processus long qui se décompose en plusieurs étapes dont la phase de réflexion sur son projet professionnel. Les problèmes rencontrés sont nombreux : le manque d’information et d’accompagnement, la difficulté à assumer cette décision, etc.

La seconde difficulté est surtout d’ordre émotionnel. Les jeunes diplômés engagés dans une démarche de réorientation sont en proie au doute, à la remise en question. S’y ajoute également une question d’image, par rapport à la société, ainsi que la crainte de décevoir son entourage.

L’enquête donne des pistes pour améliorer l’accompagnement des jeunes en réorientation. La proposition d’un plan d’action y est notamment détaillée : (cliquer sur l’image pour agrandir)

APEC_plan_réorientationLa dernière partie du rapport concerne les conditions de réussite de la démarche. J’ai retenu l’importance d’en parler à son entourage, de prendre son temps et par conséquent de se préparer le plus tôt possible. Deux autres points me paraissent essentiels. Le premier est de rencontrer des professionnels (lors de salons par exemple) pour échanger, s’informer et développer son réseau. Le deuxième est de se former en parallèle à sa thèse, grâce aux formations proposées par les Instituts de Formation Doctorale ou grâce aux MOOCs. De cette façon, il sera plus facile de « vendre » sa réorientation comme un projet justifié et motivé auprès des recruteurs.

Les détails de l’enquête

Un article pour aller plus loin : Premier Job : comment faire s’il vous manque des compétences ?

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